Get Adobe Flash player

Connexion

Appel à communications

Appel à communication
RIA – ADCSF – Paris – 2013

29 – 30 & 31 octobre

La biennale du Réseau International de l'Animation offre depuis 2003, l'occasion à des chercheurs, enseignants-chercheurs et des praticiens de l'animation socioculturelle de se rencontrer et débattre autour de thèmes renouvelés.

Pour 2013, le comité d'organisation invite les participants à échanger autour du thème :

Animation socioculturelle et Intervention sociale :
pour quels projets de société ?

1. Héritages et ruptures – genèses et trajectoires

L'animation socioculturelle et plus globalement le champ de l'intervention sociale s'inscrivent dans des histoires sociétales complexes (GILLET (dir.) 2004) et ce de façon paradoxale : d'une part ces inscriptions sont marquées par des contextes territoriaux singuliers qui se construisent et se déconstruisent en mobilisant des leviers de nature économique, géographique, politique et idéologique (DI MEO 1998) qui auraient tendance à laisser croire à la diversité des modalités d'inscription ; d'autre part ces mêmes inscriptions participent à l'échelle "monde" aux processus de régulation nécessaires qui se tissent entre les réalités humaines locales, voire individuelles, et les puissances plus ou moins institutionnalisées des acteurs socioéconomiques, de la finance, des États à l'œuvre sur chacun de ces territoires.

Les défis et enjeux qui émergent de ce constat interrogent tous ceux qui sont impliqués dans les rapports public-privé, dans la construction de la démocratie et de la citoyenneté active, dans l'engagement social auprès des populations les plus fragilisées, des minorités exclues (ALINSKY 1971), (FREIRE 1968)...

En France l'animation socioculturelle comme forme professionnalisée de pratiques collectives, individuelles et territoriales s'est constituée dans le sillage de l'Éducation Populaire, dans une logique de continuation pour certains, dans une logique de rupture pour d'autres (POUJOL 1989), ou dans les deux à la fois. Toujours en France, au cours des siècles, les modalités de l'intervention sociale ont évolué de la charité, en passant par l'assistance publique, pour aboutir à l'action sociale qui elle-même a connu ces dernières années de profondes réformes qui ont bouleversé ses différents champs (THEVENET 2008).

Ces pratiques contextualisées s'inscrivent se construisent de façon singulière dans d'autres pays d'Europe, des Amériques, d'Afrique ou d'Asie...

Chacune de ces réalités historiques a été le creuset d'initiatives, aussi multiples que variées, que l'axe "histoire et héritages" se propose d'explorer. Ce sera ainsi l'occasion pour les praticiens et les chercheurs venus de tous les horizons géographiques et culturels :

- d'interroger de façon diachronique et/ou synchronique les évènements, les processus qui ont permis l'émergence, le développement, l'institutionnalisation et parfois l'essoufflement et la disparition des dynamiques génératives de l'animation socioculturelle et de l'intervention sociale ;

- de montrer en quoi ces processus s'inscrivent dans des logiques d'émancipation ou à l'opposé de contrôle social des populations concernées, de mesurer les conditions qui ont été favorables ou non à la pérennisation ou évolution de ces actions ;

- d'identifier les leviers d'action qui ont été mobilisés et ont permis la structuration voire la modélisation d'écoles de pensée de l'animation socioculturelle et de l'intervention sociale ;

- d'évaluer en quoi les modèles de l'animation socioculturelle et de l'intervention sociale se différencient ou se superposent, existent ou disparaissent en fonction des contextes desquels ils émergent et dans lesquels ils agissent.

Quelques propositions à explorer :

- Les racines de l'intervention sociale et de l'animation socioculturelle, les fondements communs et les différences ?

- Les mouvements sociaux, évolution sociétale et transformation du champ de l'intervention sociale...

- Le passé recomposé : comment les expériences passées peuvent inspirer des projets à venir ?

2. Quels sens, pour quelles sociétés ?

La globalisation de l'économie, le libéralisme et l'ouverture des frontières, l'évolution des mœurs ont profondément modifié nos sociétés et nos rapports aux autres (STIGLITZ 2010), (MICHALET 2004). La crise financière puis économique et sociale a affecté les systèmes, les organisations et la vie quotidienne. Dans ce contexte, comment évoluent l'intervention sociale et l'animation socioculturelle ? doivent-ils s'adapter ? S'ajuster ? S'opposer et résister ?

Émancipation individuelle, accès à l'autonomie et à la citoyenneté, transformation sociale, démocratie, égalité des chances, solidarités, économie sociale et solidaire : nos sociétés changent, évoluent et bousculent les pratiques professionnelles et les modes d'intervention (WANDERLEY & ARREGUI 2006). Cet axe vise à interroger le sens de l'animation socioculturelle et de l'intervention sociale dans des sociétés en mutation. Quelles missions s'assignent les acteurs ? Quelles missions leur sont-elles assignées ? Sont-ils des moteurs de changement ? Les accompagnent-ils ? Les combattent-ils ? Où se placent-ils dans l'organisation sociale, en amont dans un cadre préventif ou en aval, dans une approche curative ? Quelles conditions doivent être réunies pour construire et développer une société démocratique ? En quoi et comment les acteurs de l'animation socioculturelle et de l'intervention sociale doivent-ils ou peuvent-ils jouer un rôle dans la conquête de ces espaces démocratiques ? Dans une perspective internationale, les modèles de société, les organisations sociales, les valeurs et la place du citoyen modifient-ils les perceptions et perspectives d'une société démocratique ? Dans quelles conditions les utopies sont-elles porteuses de changement ? Comment les redéfinir ?

Quelques propositions à explorer :

- Approfondir la démocratie, pour quelles démocraties ? Quels chemins ? Quels modes d'intervention ?

- Enjeux identitaires, enjeux citoyens...

- Quelle organisation sociale ? Quelles propositions ? Quels vecteurs de changement ?

- L'action caritative et le développement social...

- L'éducation aux changements

- Action collective, personnalité sociale, processus d'individuation

3. Quelles frontières, quels espaces, quels territoires ?

Inscrite dans une perspective internationale, l'approche socio-spatiale retenue interroge les formes institutionnelles et alternatives de l'animation et de l'intervention sociale (KILPATRICK S., JOHNS S., MULFORD B., FALK I., PRESCOTT L. 2002). Quels sont les dispositifs, actions, acteurs de l'intervention sociale ? Quelles complémentarités, quelles spécificités ? Quelles oppositions sont à relever ? Peut-on ou doit-on parler d'intervention sociale pour recouvrir l'ensemble des champs de l'action sociale ? Doit-on préférer le renforcement de l'identité professionnelle propre à chacun ? Pourquoi ? Quels objectifs assigne-t-on à chaque champ ? Les modèles de formation, les professions, métiers, diplômes sont-ils sensiblement identiques dans chaque pays ? Si non, quelle en est la raison ? Les dispositifs sont-ils dépendants de l'organisation sociale ? Jusqu'à quel point ?

Les territoires d'intervention, dans chaque pays et entre les pays sont sensiblement différents. En quoi le territoire détermine-t-il les modalités d'intervention (ZINN 1968) ? Espaces ruraux ou urbains, quartiers, villes ou territoires pauvres ou riches, interrogent l'égal accès aux services. Quelles formes d'intervention existent pour compenser les inégalités ? Quel rôle jouent les citoyens, les professionnels, les militants dans cette recherche ?

Dans de nombreux secteurs et parties du monde, le secteur marchand conquiert des espaces importants jusqu'alors dévolue au secteur public et parapublic. Quelle analyse tire-t-on de ce constat ? Quel intérêt, risque, danger pour la population et pour l'organisation sociale ? Doit-on réguler, légiférer pour cadrer l'animation socioculturelle et/ou l'intervention sociale ? Jusqu'à quel point ? Avec quels risques ?

Quelques propositions à explorer :

- Les dispositifs et les actions, acteurs et publics...

- Les professions, métiers, formations, diplômes

- Les territoires d'intervention, le développement local, l'urbanité et la ruralité

- Les enjeux et les passerelles entre les champs de l'intervention publique et leur contexte socioéconomique ; concurrence et complémentarité, les rapports public – privé

Mots clés :

Animation, éducation, démocratie, transformation sociale, économie sociale, politiques sociales.

Consignes générales

Une attention particulière sera portée aux communications donnant à voir des expérimentations scientifiques, des innovations professionnelles et citoyennes qui explorent de nouveaux champs de l'animation socioculturelle et de l'intervention sociale. Par leur objet, leur méthodologie ou le public concerné, ces démarches visent à ouvrir de nouvelles perspectives, de nouveaux horizons pour les acteurs (professionnels, bénévoles, militants ou citoyens) mais aussi pour les territoires et les sociétés. Existe-t-il des alternatives aux modèles existants ? Quelles perspectives d'émancipation individuelle, collective et sociétale peut-on tracer, pour déconstruire nos conceptions, modèles et pratiques dans la perspective de construire ou reconstruire des sociétés démocratiques ? Pourront être prises en considération des démarches insolites, décalées, originales, même si elles ont un caractère symbolique ou singulier.

Animation du colloque

Afin de favoriser les débats, les échanges et l'approfondissement de la réflexion, un ou plusieurs « polémistes » viendront, dans un esprit constructif et décalé, porter la contradiction aux intervenants. En partenariat avec les répliquants, ils auront à charge de relever certains éléments des communications qui méritent d'être débattus, approfondis, contestés. Celles et ceux, parmi les communicants, qui souhaiteraient jouer ce rôle peuvent se faire connaitre auprès du comité d'organisation.

Bibliographie

ALINSKY, S.D., 1971. Rules for radicals,

FREIRE, P., 1968. Pedagogía del oprimido : Concepción bancaria de la educación. Reflexión y análisis del mundo. Dialogicidad. Antidialogicidad,

GILLET, J.C., (dir.), 2004. L'animation professionnelle et volontaire dans 20 pays. Tome 1 & 2, l'Harmattan, Paris.

KILPATRICK S., JOHNS S., MULFORD B., FALK I., PRESCOTT L., 2002. More than an education: leadership for rural school-community partnerships Australian Capital Territory: Rural Industries Research and Development Corporation., Canberra.

DI MEO, G., 1998. Géographie sociale et territoires, Nathan Université, Paris.

MICHALET, C.-A., 2004. Qu'est-ce que la mondialisation ? : petit traité à l'usage de ceux et celles qui ne savent pas encore s'il faut être pour ou contre, Ed. La Découverte, Paris

POUJOL, G., 1989. Profession animateur, Privat., Paris

SOUSA LOPES (de), M., 2006. Animaçao sociocultural, Amarante, Portugal.

STIGLITZ, J.E., 2010. Le triomphe de la cupidité, Babel, Paris

UCAR, X., 1992. La animacion sociocultural, Grupo editorial CEAC, Barcelona.

VENTOSA V.- J., 2002. Fuentes de la animacion sociocultural en Europa, editorial CCS, Madrid.

WANDERLEY, M.B. & ARREGUI, C.C., 2006. Coloquio de Animaçao Sociocultural, IEe CAPES, Brasil.

ZINN, H., 1968. Disobedience and Democracy: Nine Fallacies on Law and Order, Cambridge Massachusetts: South End Press.

Modalités pratiques

• Date de dépôt des résumés de communication (avant le 28 février 2013)

• Forme des résumés : Titre, nom(s) de l'auteur ou des auteurs, statuts du ou des auteur(s), texte de 3000 signes maximum

• Réponse du comité scientifique : (31 mars 2013)

• Date de dépôt des communications écrites (avant le 30 juin 2013), inscription obligatoire pour déposer le texte

• Forme des communications : (40 000 signes espaces compris et bibliographie comprise, OpenOffice.org ou Word, police Times new roman, 12). Tout texte non conforme à ces références ne sera pas retenu pour publication

• Les communications feront l'objet de publications qui pourront prendre des formes différentes :

o Actes pour les textes jugés par le comité scientifique comme les plus pertinents et de qualité au vu du thème du colloque

o Publication en ligne de l'ensemble des textes via le site du RIA, la revue internationale Animation, territoires et pratiques socioculturelles et de l'ADCS-IUT

Inscriptions

Ouverture des inscriptions : octobre 2012 (paiement en ligne sécurisé)

• Avant le 30 avril 2013 : 200 € (140 € pour les étudiants)

• Avant le 30 juin 2013 : 250 € (175 € pour les étudiants)

• A partir du 1° juillet 2013 : 300 € (210 € pour les étudiants)

• Participation au repas officiel et à la soirée festive : 50 €

Attention, le nombre de places réservées aux tarifs « étudiant » est limité !

Possibilités de convention formation pour une prise en charge des frais.

Les tarifs incluent :

o la participation aux conférences, symposiums et ateliers

o le livret des résumés de communications

o la traduction simultanée pour les conférences et symposiums

o les repas de midi (du mardi, mercredi et jeudi)

o les pauses café, thé...

o les visites et découvertes prévues le mercredi après-midi

Paris restera toujours Paris...

Nous avons prévu des temps de visite et de découverte de Paris pour les congressistes (et leur accompagnant ?). Nous vous communiquerons le programme des visites et découvertes dès que nous l'aurons arrêté.